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Les Douze
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MessagePosté le: 21/12/2009, 00:08 Répondre en citantRevenir en haut

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Voilà près d’un mois que j'ai reçu mon armure d'orichalque, les nouveaux chantiers de Morgane sont lancés, les murs de la cités sont sous bonne garde, je peux partir. Je marche d’un pas décidé dans le long corridor du palais formé par deux lignes de colonnes parfaitement rectilignes. Les deux ailes de mon armure sacrée forment ma traîne, les solerets frappent le dallage de marbre en émettant un son cristallin. La couronne de l’Arc Alexandre est fixée à mes tempes et elle est prête à refléter le soleil qui brille dans les contrées voisines.

Me rattrape Brieu, ce vieil homme prudent, conseiller de mon défunt père.

« Seigneur ! Seigneur, je t’adjure de ne pas déjà mettre tant de distance entre toi et les Morgans. En ces temps troublés, le peuple verra d’un mauvais œil ton départ. »

Je me tourne vers lui, et ma voix éraillée lui répond :

« Et que pensera-t-il si je me terre en mon palais alors que la cité n’a jamais été aussi resplendissante et qu’elle a besoin que son roi porte son rayonnement au-delà des frontières du Morgan ? »

Mon regard s’intensifie.

« Il est temps, Brieu. Tu dis qu’une femme dirige un pays au sud, j’irai la voir. Tu dis qu’un marin est le chef d’une nation à l’est, j’irai à sa rencontre. Je dois peser l’âme de ces chefs avant de mener campagne. A bientôt vieil homme. »

Mais l'autre ne peut s’empêcher de gindre :

« Mais seigneur, nos éclaireurs rapportent que les contrées du sud sont gouvernées par de sanguinaires homme des sables, seigneur ! »

Je me suis détourné aux premiers mots de sa réplique, couvrant la distance qui me sépare de mon cheval en moins de rien. Il est débordant de puissance ce cheval, profondément noir et musculeux, le poitrail large, haut comme une tour, les naseaux bruyants, lui aussi trépigne d’impatience. Je monte d’un bond ce furieux étalon avec lequel j’ai grandi, lui flatte l’encolure et salue les deux hommes qui m’ont attendu au pied des marches.

« Allons messieurs ! »

Et les trois cavaliers que nous sommes gagnent la caserne où nous devons rejoindre l’avant-garde pour cette expédition que j’attends depuis maintenant trop longtemps.



Dernière édition par Les Douze le 21/12/2009, 14:09; édité 2 fois
Les Douze
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MessagePosté le: 21/12/2009, 14:05 Répondre en citantRevenir en haut

ZIK

Nous passons comme des flèches devant les gardes de la caserne, le galop de mon frison retentit dans l’enceinte. Il se soulève quelque peu quand je lui tire sur le mors, piétine, et souffle furieusement des naseaux. Mes yeux plongent sur Khan, grand général de Centaurie, qui me dit :


« Ola mon roi, tu es bien ardent ! »

Je souris pour lui répondre :

« Béléphron l’est plus encore que moi. »

Khan acquiesce, son regard plein de lumière passant sur une trentaine d'hommes alignés sur son flanc.

« Les premiers hommes de ta nouvelle avant-garde. Et ceux de la cavalerie du Sagittaire. »

Je scrute ces visages, leurs traits et leurs corps sont affûtés, ces hommes sont forts.

« Placez-vous à ma hauteur, en selle cavaliers ! Nous partons. »

Fait alors irruption mon diplomate Argès, le dos droit sur son destrier à la robe immaculée. Il abaisse le menton et me salue

« Mon roi. »

A quoi je réplique :

« Il ne manquait plus que toi, allons Centauriens ! »

Et mes talons frottent vivement les côtes de Béléphron qui s’emballent au galop et surprend tous ses frères de l’avant-garde. Je sens le sourire de Khan qui me suit du regard tandis que nous nous éloignons, l’avant-garde peinant à me rejoindre. Je la laisserait passer devant aux portes de la ville.

---

Nous chevauchons vers le sud-est depuis moins de deux heures, enfoncés dans les territoires tribaux alors que le ciel rougit dans le crépuscule. L’avant-garde qui nous précède d’un bon kilomètre est déjà sur la place centrale d’un village noté sur nos cartes. Les six cavaliers saluent les quelques tribaux qu’ils croisent. Mon capitaine élève la voix.

« Salutations. Le Sagittaire du royaume du Centaure est de passage dans votre contrée, nous demandons à rencontrer votre chef. »

Loin derrière, moi et Argès échangeons quelques mots. Il me dit :

« Nous sommes à moins d’un kilomètre d’une tribu, attendons le retour de ton avant-garde Morgan. »

Je fronce et lui réponds :

« As-tu des raisons d’les craindre ? »

A quoi il réplique, un faible sourire aux lèvres :

« Non mon roi. »

Moi :

« Alors continuons d’avancer mon ami. »


Cap sur Miloya distante de Centurie de 50 km / Vitesse =12 km/h

Troupes engagées :
- Avant-garde : 6 cavaliers légers
- Cavalerie du Sagittaire : 20 cavaliers légers (+ 1 diplomate non combattant : Argès) + 1 cavalier héro (Morgan)

Expédition actuellement localisée à Raksha.

Si un MJ veut jouer du villageois face à mon avant-garde, let’s roll.


Dernière édition par Les Douze le 23/12/2009, 14:28; édité 11 fois
Lorandilas IV
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MessagePosté le: 21/12/2009, 18:08 Répondre en citantRevenir en haut

Par-delà une petite colline, tout entouré de forêt et de bois des plus sombres, se trouvait le village de Raksha. Le village était en vérité constitué de hameaux, dont chacun côtoyait, de par sa situation géographique, les ruines de la même cité ancienne, dont il ne restait pratiquement rien ; où que l'on portât le regard, il ne subsistait que l'ombre d'une gloire passée et inconnue des hommes, dont seules quelques pierres, empilées en un semblant de fondation, semblaient garder l'antique mémoire. Raksha avait été bâtie en des temps immémoriaux, et bien que la cité fut perdue à jamais, il subsistait encore le village attenant, et que les hommes de la région se plaisaient à nommer Raksha.

La troupe de cavaliers fit son entrée dans le village et aussitôt, leur prestance fit se méfier les villageois. Pourtant, nul n'osa porter atteinte à ces inconnus visiblement venus d'ailleurs ; car, il était évident, de par l'itinéraire qu'ils suivaient, que l'un des leurs les menaient à la masure de leur chef. La haine du peuple des cités fit place à la curiosité, tant et si bien que partout entre les masures, on vit apparaître de nombreuses têtes, dont le regard intrigué suivait le passage des inconnus à cheval.





SUPPLÉMENT D'INFORMATIONS
Les barbares de cette région n'utilisent pas de chevaux et leur chef y voit une grande richesse ; ces barbares ont l'habitude de voler des chevaux aux hommes civilisés, et de s'en servir pour leurs déplacements. Par ailleurs, le chef de ce village est susceptible et, bien que sage, il ne doit pas être provoqué, car l'honneur de sa tribu est des plus importante à ses yeux. Il sait être à l'écoute tant qu'une excellente diplomatie lui est opposée.
Les Douze
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MessagePosté le: 21/12/2009, 19:20 Répondre en citantRevenir en haut

Le chef du village nous reçoit sous son toit de chaume, entre ses murs de pierre. Il a le faciès noble et une peau de feu. Sa longue chevelure blanche est très bien entretenue. Il est assis en tailleur et fume une longue pipe de bois amarante. Ses petits yeux noirs me détaillent en profondeur, ces yeux là, ils ne ratent jamais rien. Le chef nous fait signe de prendre place sur les tapis, mon capitaine m’assiste pour retirer mon plastron ailé et je m’assoie entre lui et Argès.

Et il fume, conservant le silence, et nous observe, un à un, prenant tout son temps. Au bout d’une longue minute qui déborde sur une deuxième promettant d’être encore plus longue, j’ouvre la bouche.

« Je suis Morgan, roi du Centaure, royaume au nord te tes terres. Toi, qui es-tu ? »

Ces deux billes noires dans mes iris bleus, il m’observe encore plusieurs secondes, et puis se décide à dire :

« Mokthar, l’aîné. »

Et c’est tout, ses épaisse lèvres palpe derechef l’extrémité de la pipe, il cligne tranquillement les paupières, et me fixe toujours. Un sourire vient lentement se dessiner sur mon visage. Je retire la couronne qui me sert de casque et la dépose devant moi.

« Que peux-tu nous dire des territoires plus au sud, et de leur capitale, Miloya. Renseigne-moi, offre une nuit à mes hommes, et je t'offrirai cinq de nos chevaux. »

Au nom de la cité il arrondit soudain les yeux et il pompe plus de fumée. Il dit sur un ton grave :

« Pillards, menteurs, mauvaise femme. »

Il fait signe à un homme qui semble son fils tant on retrouve nombre des caractères du père. Il possède une vigoureuse musculature aborigène.


Celui-là nous fait servir de quoi nous restaurer, largement. Je le remercie d’un signe de tête et d’un regard droit. Je goûte, c’est bon. Argès approuve.

« Je vais à sa rencontre, aîné. »


Le chef se contente de branler du chef d’un mouvement ample, ses yeux noirs toujours sur moi, luisant d’appréhension. Je sens que les yeux d’Argès, tournés vers moi, scintillent d’excitation.

« Tu m’en garde ? »

Là il s’arrête de branler, me considère, et puis reprend du branle. Son fils, qui a la peau dure, intervient énergiquement.

« Cesse mon père ! Ce royaume n’est pas grand chose, (il se tourne vers moi) tout comme le tien Centaurien si j’en crois nos frères qui ont parcouru les plaines du nord. »

Là dessus, soutenant le regard de cet homme de mon âge, je réponds :

« Tu n’as pas tord, nous n’sommes pas à craindre. »

Il redresse le menton, me jaugeant. Je m’adresse au patriarche.

« Aîné, je te parle sans détours. J’érigerai une cité dans ces plaines, non pas sur tes terres, mais non loin. Nous serons voisins, et tu profiteras de la chaude lumière de Centaurie. Jamais je n’ferai de toi et ton peuple des esclaves, tu as ma parole. »

Le fils renifle, il va intervenir quand son paternel lève une main pour retenir ses mots au seuil de ses dents. Le vieil homme ferme les paupières, pour la première fois depuis mon entrée il cesse de m’envisager. Il déclare :

« Mangez, dansez, et partez avant l’aube. Parvenez à Miloya avant les chaleurs du jour. »

Il ouvre les paupières et se lève doucement, posant une main sur l’épaule du puissant jeune homme.

« Akhilesh, pars avec ces hommes et regarde bien la femme du sud. »

Et il se retire sans un regard ni un mot de plus dans un coin de sa tente. Akhilesh s’adresse alors à ses quatre compagnons armés qui mangent avec nous.

« Les étrangers dormiront dans les foyers de vos clans cette nuit. »

Et il sort, de la même façon que son père, sans rien ajouter. Nous mangeons en silence, échangeant quelques sourires avec nos hôtes. Venant du dehors une musique suave nous parvient aux oreilles. L’un de nos hôte capte mon regard, sourit à pleines dents et opine vivement. Il a fini de manger et bondit au dehors. Alors j’abandonne mon écuelle et ma couronne et gagne l’air libre, de magnifiques danseuses ondulent et oscillent entre les flammes de nombreuses torches. Moi et mes hommes nous joignons à la ronde que forment les villageois. Ce soir je boirai à leur santé, même si je sais qu’Akhilesh boira à notre mauvaise fortune.


Dernière édition par Les Douze le 23/12/2009, 14:28; édité 2 fois
Les Douze
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MessagePosté le: 22/12/2009, 13:09 Répondre en citantRevenir en haut

Suivant le conseil de l’ancien, nous partons avant l’aube. L’avant-garde nous précède, suivie d’Akhilesh, seul, talonné par ma cavalerie et moi-même. Je regarde ce fier fils tribal chevauchant loin devant nous. C’est un bon cavalier. Argès, sur ma gauche, me dit :


« Cet homme est sculpté dans un mélange de terre et de roche. »

Je souris et mon regard accroche un monticule rocheux d’envergure.

« Tu as raison, et c’est un bon mélange, mais qui pourrait jouer contre nous lorsque nous serons à Miloya. »

Argès opine.

« Je l’crois aussi. »

Devant, l’avant-garde est moins tendre avec le tribal : « Ce sauvage ne m’inspire rien de bon », « J’en fais mon affaire si il plastronne de trop. », « Garde m’en un morceau, ah ah ah ! (rire carnassier) », « Silence ! Restez vigilant, le désert peut-être fatal aux imprudents. »


Le décor a changé, nous avons pénétré le désert de la Confrérie et mon armure ailée se gorge de soleil. Ma troupe se rassemble, l’avant-garde ne nous précède plus que d’une centaine de mètres et Akhilesh est moins éloigné. Je chatouille les flancs de Béléphron et rejoint rapidement le solitaire, Argès m’imitant et l’encadrant à senestre.

« Ton visage est grave Akhilesh, pourtant tu n’redoutes pas ce pays. Qu’est ce qui te pèse ? »


Il me porte un regard farouche, et puis regarde de nouveau droit devant lui. Il finit par dire, avec force :

« Si cette femme est celle qu’on dit, si elle veut la mort des miens, je la tuerai aujourd’hui. »

Je l’observe un instant, et je le comprends.

« Laisse-moi parler en votre faveur, je ferai ce que j’peux pour qu’elle envoie ses guerriers à l’est plutôt qu’au nord. »

Là il place ses yeux noirs dans les miens. Après un temps il émet un soupire rauque qui ressemble à un grognement et détourne le visage.

« Je suis ton allié, fils de Mokthar. »

Mon regard s’élance à l’horizon et nous poursuivons notre progressions dans cet océan de sable, ma cavalerie venant nous encadrer et Akhilesh conservant sa place entre mon diplomate et moi-même, le front si noble qu’il semble le roi et moi son capitaine.


Rappel des troupes engagées :
Avant-garde : 6 cavaliers légers
Cavalerie du Sagittaire : 20 cavaliers légers (+ 1 diplomate non combattant : Argès) + 1 cavalier héro (Morgan)

Expédition actuellement à moins de 15 km de Miloya.

A toi de jouer Lorandilas, si tu veux impro, je ne posterai pas de suite avant un petit moment. Luna me dit qu'elle ne prendra les choses en main qu'a mon arrivée chez elle.
Manderley
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MessagePosté le: 24/12/2009, 13:06 Répondre en citantRevenir en haut

Bien que la troupe rassemblée autour de Morgan chevauchait depuis l'aube, le désert de la Confrérie semblait ne plus avoir de fin. Le soleil paraissait sur cette terre si proche, que rapidement la chaleur redoutée s'accentua dès la fin de la matinée.

Les étendues de sable limitaient l'ardeur des chevaux, et chaque dune aux pentes raides obligeait la troupe à mettre pied à terre.

Les hommes peu habitués à cet environnement suaient sous leurs épaisses protections et les chevaux semblaient écrasés sous la canicule.

Khan alternait sa progression, remontant le convoi en motivant les cavaliers. Mais absorbé dans ses pensées et le visage crispé, personne n'était dupe de ses inquiétudes.

De son côté Argès avait mit pied à terre et déballé ses cartes sur le sol brulant. Il scrutait la position du soleil et traçait maladroitement des lignes imaginaires avec son doigt.

"Nous sommes partis depuis déjà de nombreuses heures, si Miloya était à 15 km, nous devrions déjà être dans la cité" se dit-il intérieurement.

Voyant Morgan revenir vers lui d'un pas rapide, Argès se releva laissant ses cartes au sol.

"Seigneur, je crains que nous ne nous soyons égarés"
balbutia-t-il en s'épongeant le front "Je ne comprends pas, la position du soleil ne correspond pas à mes cartes, il faudrait attendre la nuit, le ciel est clair et les étoiles ne se tromperont pas pour nous guider"

Khan s'approcha également

"Seigneur, les hommes et les bêtes sont éreintés, je crains que certains refusent de continuer à ce rythme, si Argès pense que les étoiles peuvent nous guider, reposons nous, nous marcherons cette nuit"

Morgan semblait écouter le regard vide, Khan et Argès s'étaient reculés en attendant la réponse de leur souverain. De leur côté, les hommes s'étaient rassemblés près de leurs montures dans l'attente des ordres du Roi.

Une décision était à prendre, et à cet instant, tous regardaient le Roi Morgan dans un silence de plomb.
Les Douze
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MessagePosté le: 24/12/2009, 14:57 Répondre en citantRevenir en haut

L’expédition s’est stoppée entre deux dunes, beaucoup de mes cavaliers ont démonté, dont Argès. Ses mots sont de mauvais augure, nous avons perdu la piste de Miloya. Les mots du capitaine ne sont pas moins gris, les chevaux accusent le coup. Toujours en selle, j’observe les visages de mes hommes, tous attendent de moi une décision. Je flatte l’encolure de Béléphron, mon robuste frison dont le poitrail noir est couvert d’écume. Je mets pied à terre et dis bien à contre-cœur :

« Attendons la nuit, mais partons à l’instant où le soleil sera chassé par la lune. »

Hecton m’assiste pour retirer mon plastron ailé. Mon armure sacrée délivre une lumière déjà moins vive, l’astre du jour est sur le déclin. Nous tirons nos outres, les hommes s’assoient là où ils se sont arrêtés, par petits groupes épars. Ils ne gaspillent pas leur salive, conservant le silence. Je rejoins Argès penché sur ses cartes et annotations, m’essuie le visage et la nuque avec un peu d’eau. Je regarde ce marin qui jamais ne perd son cap tenter de percer le mystère de notre égarement. Et avec toute l’amitié que je lui porte, je lui dis :

« Oublie ces parchemins pour le moment, allé assieds-toi. »

Je lui tends mon outre et m'assoie avec lui. Les yeux plissés, je scrute l’horizon.
Manderley
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MessagePosté le: 25/12/2009, 16:14 Répondre en citantRevenir en haut

C'est une nuit claire qui s'apprêtait à tomber sur le désert de la Confrérie. La température chutait de manière salutaire et progressivement les étoiles tapissaient le ciel.

Il ne fallut que quelques minutes à Argès pour situer sa position et par là même le chemin à parcourir. Il en profita pour annoter ses cartes qu'il ne manquera pas de retravailler une fois retourner à Centaurie.

La troupe se remit en selle rapidement, nul ne comptait passer une nouvelle journée dans cette fournaise sans nom. Les chevaux reposés avaient également retrouvés leur vigueur, et, comme leurs maîtres, semblaient eux aussi ne pas vouloir s'attarder plus longuement.

C'est donc à vive allure qu'ils se dirigèrent sur les indications d'Argès. Ce détachement de cavaliers au galop en plein désert amplifiait la nature surnaturelle des lieux. Chaque cavalier, Morgan en tête semblaient désormais déterminés à ce que rien ni personne ne ralentissent leur progression.

Moins de deux heures après leur départ, des halos lumineux apparurent droit devant.

"Miloya !" s'exclama Argès

"Enfin..." soupira Hector derrière lui.

La Cité telle une ombre se dessinait lentement laissant entrevoir les feux de garde au sommet de ses tours.

"Femme du Sud, voyons à quoi tu ressembles" pensa Morgan en activant l'allure.
Les Douze
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MessagePosté le: 25/12/2009, 18:18 Répondre en citantRevenir en haut

Sur le voile de nuit se dessinent les contours d’un immense roc, la cité des sables semble creusées dans la pierre ou alors on lui a donné l’apparence d’une montagne. La trentaine de cavaliers que nous sommes arrivent enfin au seuil de Miloya, Argès me confirme qu’il a perçu du mouvement. Peu de sources de lumière, si peu que sans nos torches, il serait difficile d’apercevoir les grandes portes. Et un silence, un silence déconcertant. Je décide de donner de la voix.

« Peuple du désert ! Moi, Morgan de Centaurie, roi des Centauriens, se trouve devant vos portes ! Je suis ici pour saluer votre reine, en respectueux voisin du nord ! »

Des flammes se meuvent sur les hauteurs, nous sommes observés, signalés. J’entends se plaindre quelques-uns des chevaux de mes compagnons, d’aucuns ont un mouvement de recul. Béléphron, lui, se contente de souffler puissamment des naseaux.
Conrad Pikerton
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MessagePosté le: 26/12/2009, 00:16 Répondre en citantRevenir en haut

[ HRP : Si vous le souhaitez (toi et Mand' ^^), Manderley prendra les raines, et mettra en place un joli périple selon mes instructions. ;) ]
Les Douze
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MessagePosté le: 05/01/2010, 09:05 Répondre en citantRevenir en haut

Les portes resteront closes malgré toute ma volonté à les pousser. Sourdes et muettes, je répéterai par deux fois mon nom en vain. Je me cabrerai sur ma monture noire, mon regard crachant les flammes tant le mépris serait grand à l'égard de Centaurie, et je tournerai bride, tournant le dos à cette maudite Miloya, et m'élancerai au galop dans le froid désert, rageur.

Sur le chemin du retour, ma fureur coûtera la vie à deux de nos chevaux, trop fourbus pour suivre le rythme soutenue que j'imposerai à ma troupe. Mon esprit sera apaisé par les mots d'Argès, et nous dresserons un campement pour enfin fermer l'oeil. Je ne dormirai pas.

Le lendemain, nous rejoindrons ma chère cité, et je passerai nos troupes en revue, leur annonçant le nom d'un ennemi.


hrp : tu m’excuses si j’écourte hein, mais ce topic est maintenant sans saveur, sans surprise, alors à quoi bon. Dommage que tu ai préféré la section "déplacement de troupes" à la section "jeu de rôle" pour satisfaire ta grosse envie de jouer, moi je cale mon jeu sur la section rp, sans anticiper dessus quand je poste dans les autres sections. Enfin bon, vais pas t’imposer ma vision du jeu, chacun son plaisir, à bientôt sur le champ de bataille.
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