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Phix


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MessagePosté le: 06/09/2011, 00:28 Répondre en citantRevenir en haut

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- Mais où est-elle encore passée ?!

- Aucune idée. Cette gamine est un vrai passe-muraille.

- Elle était dans le groupe des jeunes apprenties, et l'instant d'après, elle n'y était plus.

- Il faudra lui faire passer cette manie de s'échapper en pleine instruction....

Les deux filles de Kahas continuèrent de converser en marchant, s'éloignant de l'endroit où la petite fille était planquée. Elle attendît quelques seconde pour être sûre, et sortit de son abri sous les racines de l'arbre.
Bon, elle était libre pour l'après-midi. Qu'allait-elle faire ?
Une partie d'elle-même était encore aux aguets, tandis qu'elle se dirigeait furtivement vers la sortie de la ville. Il y avait un arbre qui longeait la muraille d'enceinte de la cité, et dont les frondaisons en effleurait un autre.
Lamatzia l'escalada vite-fait, sans que personne ne la remarque. Elle avait l'habitude de s'enfuir par là. Et une fois au dehors, sa petite taille lui permettait de passer facilement inaperçue. Le seul avantage à mesurer un mètre vingt-deux.

Et puis de toute façon, il y avait peu de monde dans la forêt aujourd'hui. La veille au soir, une comète était apparue dans le ciel, alors que Lamatzia dormait profondément depuis longtemps. Mais les Kaharines de Patchikitchi avaient fait la fête, et nombreuses était celles qui avaient ce matin la gueule de bois ...

Du haut de ses douze ans, la petite Tjukurpane avait déjà eu une sacré dose de vécu derrière elle. Et rester calme à écouter deux Kaharines lui inculquer les bases du chamanisme, elle y arrivait très bien. Elle pourrait même le faire toute la journée si elle le voulait. Mais voilà, les deux commères dispersaient leurs perles de sagesse au compte-goutte, et au bout de cinq secondes, elle en avait déjà marre.

Elle était un petit génie. Même selon les normes Tjukurpane. Elle avait acquis l'enseignement de la Nahim alors qu'elle avait neuf ans. Appris toutes les techniques, toutes les histoires qui l'intéressaient. Et alors qu'elle n'avait pas encore fini son enfance, elle avait demandé à partir en exil.
Son caractère déjà bien trempé, sa perspicacité déstabilisante et son intelligence remarquable avait fait d'elle une véritable petite peste totalement insupportable. Et lorsqu'elle avait annoncé vouloir faire son exil sur les terres de Kaha, elle avait bien su leur faire comprendre que c'était le seul moyen de retrouver le calme.
Un esprit parfaitement affûté dans un corps en plein développement, c'était l'idéal pour pourrir la vie de ceux qui hésitaient à la laisser s'envoler.

Les terres de Kaha. Peuplées de ces femmes si fortes, si sûres d'elles ! C'était là qu'elle voulait aller, et nulle-part ailleurs. Devenir l'une de ces amazones si fières.

Alors qu'elle avança, à demi marchant entre les troncs, à demi grimpant sur les branches, elle ressassait son arrivée. Elle avait adoré être dépossédée de son nom. Lamatzia ... Elle avait toujours détesté qu'on l'appelle ainsi, et dès qu'elle avait pu, elle avait pourri ceux qui ne l'appelaient pas par l'un des surnoms qu'elles se choisissait et qui changeaient tous les mois.

Elle arriva dans sa planque. Un petit Amarante entre deux grands Tamariniers.
Sous l'Amarante, elle y cachait ses petits trésors : des fils de toutes les couleurs, un miroir Tjukurpan, et des fruits séchés gorgés de sucre, le tout dans un petit coffret-casse-tête qui lui avait opposé une résistance farouche quand elle avait cherché comment l'ouvrir.
Après avoir pris un fruit séché et commencé à le mâchonner, elle grimpa en haut d'un des Tamariniers, qui dépassait la canopée environnante de plusieurs mètres. D'ici, on dirait que la jungle est une immense mer de feuilles.
Elle descendit pour remonter avec les fils de couleur qu'elle enroula autour de ses poignets, comme des bracelets multicolores. Elle se racontait que c'était sa parure pour le Flux. Comme les chamanes qui portent des runes sous la peau ...

Une fois équipée, elle se suspendit par les jambes à une des branches, et plaqua ses mains contre l'écorce d'une autre, et se plongea dans son nuage de flux.
Aussitôt, elle remarqua quelque chose d'anormal. L'air était saturé d'une substance qu'elle ne reconnaissait pas, et qui avait ... Comme un goût bizarre ... Le goût du bleu.

Lamatzia joua un moment avec cette sensation nouvelle en même temps que le sang lui montait à la tête. Lorsque cette dernière commença à lui tourner, elle reprit la verticale, et s'adossa au tronc, mais sa tête continuait de lui tourner même après que les sang en soit redescendu.
Enfin, elle était là pour s'entrainer.
Pour passer pour une fière chamane, il faudrait qu'elle puisse faire comme elles, et elles pouvaient améliorer la pousse des plantes, disparaitre, et animer les pyramides. Étant Tjukurpane il allait lui falloir trouver un moyen de donner le change sans avoir à utiliser les runes.

Elle était là pour faire pousser les plantes. Et c'est ce qu'elle allait faire. Goût bizarre ou pas !

Elle se frotta les mains et les plaqua sur le tronc, plongea dans son nuage de flux qu'elle dirigea pour qu'il se répande dans l'arbre. Jusque là, rien de bien sorcier. Mais maintenant, si elle se servait du flux pour agrandir l'arbre, dès qu'elle se relâcherait, tout ce qu'elle avait fait disparaitrait ... Non ... Il fallait agir autrement. Utiliser le flux pour stimuler l'arbre lui-même. Lui dire de pousser plus vite, et pas pousser à sa place ...

Au bout de la matinée, elle était parvenue à un résultat satisfaisant, mais qu'elle estimait pitoyable : il y avait juste un Tamarin qui avait mûri ...

Pour la peine, elle le mangea, et plissa des yeux sous l'acidité du fruit, avant d'en recracher les graines par terre.

Quelle ne fut pas sa surprise en redescendant de se rendre compte qu'au pied du Tamarinier où elle était montée, cinq petits arbrisseaux avaient poussé.
Quoique, le plus que parfait n'est pas d'actualité : ils poussaient ! Gagnant un centimètre à la minute au moins !
La petite tenta l'expérience avec eux, et ce fût bien plus concluant. Ils passèrent d'arbrisseaux à arbuste d'au moins deux mètres en l'espace de quelques secondes, et continuaient de s'élancer vers les yeux à toute vitesse.

Premier problème : lorsque Lamatzia relâcha le flux, la pousse ne s'arrêta pas pour autant.
Second problème : cette croissance accélérée commençait à toucher les plantes avoisinantes, qui croissaient à vue d’œil.

Solution : trouvée.

La petite fille prit ses jambes à son cou et détala vers la cité. Pas vue, pas prise.

Sauf qu'elle fut vue, alors qu’elle escaladait le muret pour retourner dans le temple où elle avait été censée écouter les chamanes parler ... On l'assît devant une chamane impassible, qui lui demanda :

- Où était-tu passée ? Et comment t'es-tu enfuie ?

Lamatzia, elle, continuait à fixer on inquisitrice d'un air de défi, tandis que ses mains formèrent un geste obscène en Tjukurpan, et dont elle doutait grandement que sa surveillante comprenne la signification ...


Elles restèrent ainsi à se fixer pendant presque une heure, sans que l'une ou l'autre ne remue d'un cil.
Elles furent interrompues par une coureuse des bois qui arriva dans le temple essoufflée :

- Les plantes ! On a besoin de votre aide ! Elles sont devenues folles ! Au sud-ouest d'ici, elles poussent à toute vitesse, et déferlent comme un véritable raz-de-marée !!!


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Owadja
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MessagePosté le: 01/10/2011, 15:31 Répondre en citantRevenir en haut





Patchikitchi, seconde ville sur les terres Sombrécorce, logée le long du fleuve et de ses bras, vivait sereinement au rythme de l'eau. Protégeant la population des maladies et des hordes de Cul-Mauves, sont temple, de taille modeste, était grand par la foi et le talent de ses chamanes.
Tamoahaouxa, grande prêtresse de quatrième cercle et spécialiste élémentaire méditait devant l'autel sacrificiel, lorsque l'on lui emmena l'enfant.
La chamane resta immobile, tout en observant la gamine avec attention.
Brune au yeux marron, c'était bien une fille du Domaine de Dôranna-Fëa, et ses traits était typique des Tissevenin. Toutefois son corps ne portant nul tatouage d'appartenance à une maison, tout laissait à penser à une gamine des rues, issue d'une maison trop pauvre pour s'en occuper et subvenir à ses besoins. Une gamine oublier et vagabond sans grand avenir....
Les énergies l'entourant et la constituant semblaient toutefois trop denses pour une fillette de son age, et son regard, trop mature...
Prenant une grande inspiration, elle s'adressa finalement à elle.


- Il ne fais nul doute petite effrontée, Gaïa ta bénie et tu porte en toi l'un de ces dons...
Tu n'est pas la première que je croise et surement pas la dernière, alors efface de ton visage l'assurance et ouvre ton esprit à la sagesse, car il n'est pas dit que tu face un jour autre chose que t'occuper d'un jardin...

Se tournant enfin vers la coureuse des bois, Tamoahaouxa la salua de la main et se leva.

- En attendant que je revienne, médite sur ta propre condition et à mon retour, je te ferrais passer une série de teste !
Allons Fille de Kaha, montre moi où se trouve cette magie...

Quittant la grande salle, chamanes et coureuse des bois s'en allèrent, laissant la petite seule avec elle même.
La surprise fut grande pour les Kahadrine, lorsqu'elles trouvèrent la zone contaminée par une virulente magie.
En premier temps, la végétation s'était mise à pousser de façon exponentielle sous l'effet d'un rituel inachevé. S'écroulant sur lui même, il muta progressivement en absorbant à lui les énergies environnantes. Les arbres se ratatinèrent en se tordant, fusionnant les uns aux autres en de longues lianes épineuses.
Une incompétente avait manipuler la Sphère de Vie et engendrer une création sans assistance, ni connaissance et sécurité. Cette chose, munie d'un esprit primitif et agressif prouvait l'existence d'une certaine maitrise de la part de son créateur, dans la Sphère de l'Esprit.
Analysant le motif avant de le défaire en brulant la chose, les chamanes réalisèrent la complexité du rituel, le comparant à un semblant de Rune géante.

De retour au temple, une enquête fut ouverte pour trouver les insouciantes élèves qui avaient participer à cette expérience sauvage.
Se ne fut qu'en fin de journée, que la grande prêtresse alla trouver la gamine, accompagner de deux Sœurs.
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